Théo Le Vigoureux, plus connu sous son nom de scène Fakear, est un auteur-compositeur et musicien français de musique électronique. Il est révélé en 2013 en se produisant au Cargö, une salle de concert de Caen, après avoir quitté son groupe pour composer en solo. Fakear devient très rapidement un phénomène live, puis le chef de file de la nouvelle scène électro française, dont se sont nourris les jeunes producteurs de sa génération tels que Møme et Petit Biscuit.

Il est âgé de 26 ans, originaire de Caen. Né de parents profs de musique, la musique fait partie intégrante de sa vie dès son plus jeune âge. Fakear ? Ça vient de l’anglais fake ear (« fausse oreille », « fausse musique »). Ce nom fait référence à la période de transition durant laquelle l’artiste a cherché sa voie, quelque part entre rock et musique électro.

L’univers de Fakear est imprégné de ses voyages aux quartes coins de l’Europe. La Scandinavie, la Bulgarie, Istanbul ont beaucoup influencé le jeune auteur et sont omniprésentes dans ses productions. Ses influences japonaises, en revanche, viennent davantage du cinéma nippon et de la poésie qui se dégage de la culture japonaise, comme dans la mélodie de Morning in Japan. Pour l’artiste, chaque instrument utilisé doit faire référence à un sentiment, une émotion humaine : là où un gros synthé symbolise la colère, une nappe de violons, représente, elle, l’apaisement. Il est également lauréat du Prix Deezer Adami en 2014.

Guitariste touche-à tout de formation, Fakear produit depuis 2010 une electro sombre et poétique composée de samples exotiques made in Normandie. Adepte du live machines, il livre sur scène des shows énergiques et volages, qui font ressortir toute l’originalité de ses textures sonores : impériales et labyrinthiques.À chaque fois que ses doigts longs et fins tapent sur une des touches, il libère le son d’une petite cuillère qui tape sur les verres en cristal de mamie, d’un grincement d’escalier, un beat, un sample de batterie, de guitare, de clavier, une voix réduite à l’onomatopée…

Deux ans après la sortie de son premier album Animal (certifié disque d’or), Fakear a pris d’assaut la scène électro, rempli un Olympia, tourné en Amérique, Australie et Europe…Dans All Glows, nouvel opus lumineux, il a joué avec la voix et les rires de sa petite amie, des bruits de Game of Thrones, de Star Wars, des solos de guitare endiablés… Il veut maintenant faire des hits pop et a invité le trompettiste Ibrahim Maalouf, les chanteuses Ana Zimmer ou Noraa… pour partir à la conquête du monde avec lui

Voyage sans destination, sa musique limpide et puissante s’ancre dans une palette d’influences orientales qui poussent au rêve chaloupé.

Source: LePoint.fr