L’Impératrice est un groupe de pop et disco français, fondé à Paris en 2012, et comprend six musiciens : Charles de Boisseguin (fondateur et claviers), Hagni Gwon (claviers), David Gaugué (guitare basse), Achille Trocellier (guitare électrique), Tom Daveau (batterie), et Flore Benguigui, au chant, qui a rejoint la formation en 2015.

L’impératrice est sans doute un concept davantage qu’un groupe de musique. Immergée dans un univers cinématographique, l’Impératrice allie mélodies et textes imprégnés de spleen. Tantôt pop, tantôt disco, la basse est la figure de proue de ce navire hors du commun, le genre de son qui frappe au creux du ventre, vague qui submerge nos habitudes en se mêlant à la voix sucrée de Flore, la chanteuse du groupe.

L’Impératrice utilise des sonorités électroniques mais demeure rétro avant tout. Inclassable, sans doute sa qualité principale, l’Impératrice est capable de faire danser une foule excitée puis de s’installer dans les pensées d’une adolescente chagrinée lors d’un brunch post rupture.

L’Impératrice porte sous ses jupons trente ans d’héritage musical, du groove des seventies à la French Touch des années 90 dont ils sont les dignes héritiers. Les Versaillais de Air, en particulier, font figure de modèle non revendiqué. «Ils sont savants, extrêmement élégants, faussement simples, très mystérieux… Eux, ont réussi à reprendre les années 70 rétro de manière moderne», admire le leader et clavier, qui met aussi bien de la funk, du hip-hop ou des B.O de films registre de ses influences.

Le compositeur, en véritable fondu de groove et de disco, place surtout la basse au cœur de sa musique: «C’est l’instrument dansant par excellence. Indispensable! Il apporte cette émotion à peine perceptible qui te donne envie de bouger.» En plus de redonner ses lettres de noblesse à l’instrument «le plus snobé du rock et de la pop», L’Impératrice assume la langue officielle de la cour: le Français. «Lui aussi, a été longtemps prohibé durant les années 2000. Heureusement qu’un groupe comme La Femme l’a réintroduit. C’est une langue merveilleuse, ultraexigeante, qui ne peut que servir notre poésie», confie Charles de Boisseguin.

Ce premier album, Matahari, se tourne plus vers la «pop» pure mais conserve la même recette qui a fait le succès des précédents EP du groupe. Soit un exigeant mélange des genres qui accouche sur une musique dansante et accessible, cachée derrière l’avatar glamour d’une figure mystérieuse. «Matahari, inspirée de l’espionne Mata Hari, est une muse imaginaire, une sorte de Jackie Brown», s’imagine Charles de Boisseguin, grand fan de Quentin Tarantino, son modèle. «Le réalisateur a utilisé des références ultrapointues pour devenir immensément pop», reconnaît-il.

L’Impératrice est Jovial, dynamique et rieur ! Le groupe remporte le Prix du Public du Prix Deezer Adami en 2016.

SourceLeFigaro.fr