Never Alone est incontestablement un très beau conte, dont les graphismes épurés, les animations détaillées et la superbe direction artistique ne peuvent que séduire. La présence de vidéos à connotation culturelle (nombreuses, courtes et jamais barbantes) complète efficacement l’aventure et prolonge quelque peu une durée de vie un peu trop faible par ailleurs. 

Si l’on vous parle d’un jeu intitulé Kisima Inŋitchuŋa, inspiré par un conte inuit portant le nom de Kunuuksaayuka, et réalisé en collaboration avec les communautés natives d’Alaska, vous n’aurez peut-être pas forcément envie d’en savoir plus. Pourtant, Never Alone (car tel est son nom commercial) est un jeu de plateformes qui, sans être parfait, vaut tout de même le détour. Enfilez vos gants et votre doudoune, car le voyage se déroule dans une atmosphère aussi glaciale que séduisante.

Car l’une des forces du jeu provient bel et bien de ses graphismes et de la direction artistique dans son ensemble. On pourrait craindre que la lassitude nous gagne à force de ne voir que de la glace, de l’eau et de la neige, mais il n’en est absolument rien. Le tout forme un ensemble cohérent, et chaque nouveau niveau apporte une petite satisfaction visuelle supplémentaire.

Même les scènes cinématiques, constituées de dessins animés primitifs (façon cavernes préhistoriques) possèdent un charme indéniable.

Et histoire de marquer des points sur le fond et pas seulement sur la forme, le jeu nous demande de retrouver dans les décors des chouettes (très faciles à dénicher pour la plupart) qui débloquent une grosse vingtaine de bonus.

Appelées “Notions Culturelles”, ces vidéos nous en apprennent plus sur la réalité de l’Alaska et les légendes inuits, sans jamais se montrer rébarbatives. Il en va de même pour l’aspect poétique de l’aventure, qui ne se montre jamais trop niais.

Le jeu a reçu une mention honorable à l’Independent Games Festival 2015 dans la catégorie Excellence en Narration.

SourceJeuxactu.com